Twitter est un amplificateur social. Une sorte de loupe virtuelle qui donnerait instantanément une importance incroyable à une opinion partagée sur cette petite place publique numérique. Pire que les effets de la mode sur les vêtements que vous portez, le gazouilleur prend en main vos émotions et les manipule sournoisement pour vous transformer petit à petit, au fil des tweets et d’une timeline façonnée, en des zombies du petit écran. Capable seulement de penser en tant qu’entité dépendante d’un effet de masse sans cesse renouvelé.
Bref tout ça pour vous dire que petit à petit, Twitter vous a changé en… wait for it… râleurs. Oui je l’ai dit! Vous êtes des râleurs. Vous qui animez quotidiennement mon flux twitterien. Alors je ne sais pas si c’est la majorité parisienne qui peuple mes abonnements ou si vous vous cachez derrière le très célèbre «les français sont des râleurs», mais le fait est que vous râler pour un oui ou pour un non. Il fait froid, il fait chaud, le foot, Apple, le flood, le troll, les infographies, les keynotes, les mecs, les filles, le boulot, les touristes. Bref, tout sujet est sujet à râlerie.
Le pire, c’est que vous n’étiez pas des râleurs à la base. Mais à force de «côtoyer» des râleurs, tels des tâches de couleurs, ils ont déteint sur votre personnalité. Au fil des messages, ça s’imprègne de plus en plus profond. Bien qu’à un moment, vous ne dispensez plus que râleries en tous genres. C’est votre nouvelle étiquette.
Il est donc temps de réagir!
PS: voici une infographie (ne râlez pas) comparant les râleuses et les joyeuses.

L’infographie est particulièrement juste !